Les 3 hommes qui marchent…

les 3 hommes

Et pendant ce temps… ils marchent pour vivre mieux

Ce n’est pas la destination mais la route qui compte 

clame un proverbe gitan. Le député Jean Lassalle, le généticien Axel Khan et l’académicien Jean-Christophe Rufin, ont décidé de faire de ce proverbe une philosophie de vie. Ils marchent, non pour rejoindre un lieu mais pour des raisons plus profondes, plus intellectuelles, plus personnelles. La marche comme vecteur de communication et de réflexion. L’une des nombreuses vertus de la marche, valable pour tous, que ce soit dans de longues balades bucoliques ou dans les pas du quotidien.

Jean Lassalle : une marche à l’écoute des français

Nous n’avons pas naturellement tendance à faire confiance aux actions de communication de nos hommes politiques, rarement sincères et souvent calculées. Mais quand le député Jean Lassalle décide de parcourir la France à pied, la démarche nous séduit. Son objectif est simple : partir à la rencontre des français. 15 à 25 kilomètres de marche à pied par jour pour recueillir les doléances de ses concitoyens. Ainsi, depuis le 10 avril, l’élu Modem marche sans savoir quand et où il s’arrêtera. En costume cravate et coiffé d’un béret basque, il écoute, il parle, profitant de l’exceptionnelle accessibilité que lui confère cette approche pédestre de la population française. Une marche pour écouter.

Axel Khan : une marche contemplative

Après 70 étapes, Axel Khan vient de terminer son périple à pied entre Belgique et France. L’objectif de ses 30 kilomètres de marche quotidienne était simple et pourtant si complexe : décrire avec style  les magnifiques paysages qu’il traverse. Pour cela, le généticien devenu poète écrit et prend des photos pour immortaliser sa nouvelle quête du bonheur. Il profite de cette marche solitaire (il refuse d’être accompagné) pour trouver son inspiration. Il croise des hommes et des femmes, des villages, des animaux… Une quête de lui-même au contact des autres. Il retranscrit, il interprète, persuadé que la lenteur du pas humain est propice à la réflexion. A la fin de son aventure, un livre « Pensées en chemin » relatera cette expérience. Une marche pour contempler.

Jean-Christophe Rufin : une marche sans contraintes

Nous assimilons souvent nos éternels académiciens à des intellectuels sédentaires. Et pourtant, l’un d’entre eux, Jean-Christophe Rufin, a décidé de prendre la route, à pieds, dépouillé comme un gueux, pendant plus de 800 km. Sur le chemin de Compostelle, l’ancien Prix Goncourt cherchait ainsi à s’alléger des mensonges, des duperies et des illusions que colporte notre mode de vie actuel, utilisant le mythique chemin des pèlerins pour oublier. Il désirait marcher, voilà tout. Sans emploi du temps, sans directives, sans décisions. Une marche pour se libérer.

Marcher pour se sentir mieux, tout simplement

Nous l’aurons compris, chacun peut trouver dans la marche une motivation qui lui est propre. Ces exemples sont exceptionnels, ces personnages sont reconnus. Mais nul besoin d’être célèbre, nul besoin de partir à l’autre bout du monde, nul besoin de marcher 30 km. Quelques pas chaque jour peuvent suffire à réfléchir, à rencontrer, à observer et à comprendre. Une marche pour se sentir mieux, tout simplement.