La D-marche en étude…

La D-Marche, ça marche ? Bien sûr que ça marche, sinon qui s’y intéresserait, serions –nous tentés de répondre.

L’ADAL, en tant que promoteur de ce programme, les organismes de retraite qui le financent, les bénéficiaires qui comptent leurs pas, y croient et pensent que la D-Marche est un programme de prévention utile, ludique, nouveau, intéressant… A chacun ses qualificatifs en fonction de ses propres attentes.

Alors pourquoi se lancer dans une étude d’utilité sociale ?

Et d’abord de quoi s’agit-il ?

Il n’existe pas de définition univoque de l’utilité sociale. Si elle est issue de la notion fiscale de l’intérêt général et de l’utilité publique, elle est construite actuellement par les associations et acteurs de l’économie sociale et solidaire. Il s’agit de mettre en évidence tout l’apport des multiples services non marchands que ces acteurs apportent à la société et à l’économie qui ne sont que difficilement perceptibles et donc rarement valorisés.

Une étude d’utilité sociale est avant tout une évaluation. L’évaluation permet à une association de mesurer si les finalités de ses actions sont en conformité avec ses valeurs, si ses actions sont cohérentes avec ses objectifs affichés, de prendre la mesure des services qu’elle apporte non seulement aux bénéficiaires mais aussi à l’ensemble de la société. Elle s’attache à interroger tant ce qu’elle fait que la manière dont elle le fait.

Ce n’est en aucun cas un audit. La démarche d’évaluation est participative, elle associe dans une démarche collective de réflexion l’ensemble des acteurs concernés, financeurs, salariés et bénévoles de la structure, partenaires et bénéficiaires. Ceux-ci définissent le périmètre de l’évaluation, ses enjeux et la méthodologie de l’étude.

On oublie trop souvent que l’évaluation est un fabuleux outil pour améliorer les pratiques. Elle n’est pas là pour juger, elle est là pour faire avancer. L’étude d’utilité sociale doit être considérée comme un outil au service de la structure pour clarifier les objectifs, l’organisation, la structuration des partenariats, la place et les attentes de chacun.

Cette réflexion commune, avant même les résultats de l’étude et son rapport final,  doit permettre de mieux analyser les activités et les pratiques, d’affirmer la singularité du travail effectué, son possible caractère innovant et d’identifier des marges d’évolution. Une meilleure compréhension des mécanismes en jeu assure une meilleure communication et permet de construire de nouvelles relations avec les partenaires.

Elle permet de se détacher de la pratique au jour le jour, de prendre du recul pour réaffirmer le projet associatif, vérifier la concordance entre les finalités et les objectifs fixés,  leur cohérence avec les actions effectivement menées, de se les approprier ou réapproprier collectivement.

 

C’est pour tous ces aspects que l’ADAL a souhaité  évaluer l’utilité sociale de la D-Marche.

Quand on développe un programme de prévention, la question de l’évaluation est toujours présente, passage obligé pour rendre légitimement des comptes au financeurs du programme. Mais au-delà, il est important de s’assurer que le programme de prévention répond bien aux objectifs et induit un changement durable de comportements. Le mot durable est essentiel, seul un exercice physique modéré mais régulier est susceptible de contribuer à l’amélioration de la santé. La santé est ici envisagée comme la capacité de chacun de trouver équilibre et bien-être au niveau de ses capacités physiques, de son équilibre psychologique et de son intégration dans l’environnement social.

L’étude ouvre un large champ de réflexion sur l’approche de prévention adoptée et sur les modalités de sa mise en œuvre, sur la structuration des partenariats, la formation des intervenants, l’usage du podomètre et du site internet.

La démarche est accompagnée par un intervenant externe pour coordonner et animer la réflexion, soutenue par un comité d’experts.

La définition de ce qu’est l’utilité sociale de la D-marche a été la toute première étape de l’étude. Elle a été menée sous forme d’entretiens auprès de toutes les parties prenantes, financeurs, relais territoriaux, animateurs locaux, formateurs, salariés et bénévoles de l’Adal et bien sûr des bénéficiaires.

Cette définition commune à tous permet maintenant de construire l’évaluation, de définir les critères pertinents et les indicateurs qui vont permettre d’évaluer si la D-marche a un impact au plan individuel comme au plan collectif.

Nous n’en sommes encore qu’au début. Les D-Marcheurs seront invités à répondre à un questionnaire qui leur sera soumis par ce site ou sur papier. Leurs réponses sont absolument indispensables et en nombre suffisant pour que cette étude soit pertinente et valide. Nous comptons sur l’aide de tous et nous vous tiendrons informés du déroulement de nos travaux.

Nous avançons « pas à pas », même si  le podomètre « vert printemps » de la D-Marche ne sait pas compter ces petits pas là…