Marche et équilibre

Marche et équilibre

Thierry MAQUET, UPEC

La marche est la base de la locomotion humaine, elle est nécessaire à l’entretien des grandes fonctions de l’organisme, elle contribue à la santé et au bien être de l’individu. Mais cette banalité nous fait oublier que cette activité joue aussi un rôle fondamental dans l’équilibre et la prévention des chutes. Décryptage.

L’attaque du sol se fait par le talon, le pied formant un angle droit par rapport à la jambe. Cet armé du pied permet de s’adapter aux irrégularités du sol et évite au marcheur de buter contre les petites aspérités qui pourraient le déséquilibrer et le conduire à la chute. Ce mouvement nécessite d’entretenir la force des muscles fléchisseurs du pied (jambier antérieur, le long du tibia) et la souplesse du mollet (tendon d’Achille et muscle soléaire). Il est facile de comprendre que plus le pas s’allonge, plus le pied se soulève. Il est donc important de s’exercer à marcher vite.

Le pas comporte un passage sur un pied qui place potentiellement le marcheur dans une situation d’équilibre précaire. A ce moment la contention latérale de la cheville est assurée par les muscles péroniers (interne et externe). C’est pour ces raisons que la marche est particulièrement efficace pour renforcer l’équilibre latéral de l’individu. Ainsi certains animateurs proposent des exercices de marche au ralenti afin de travailler cette dimension de l’équilibre.

La propulsion conduit le marcheur à appuyer fortement sur le sol avec le tiers avant de la sole plantaire. Cette action est essentielle car elle permet de stimuler les capteurs plantaires impliqués dans le contrôle de l’équilibre. Cette partie du pied est la plus innervée, il est donc très important qu’elle conserve, force, mobilité et sensibilité.
La marche est donc une activité simple mais très riche en matière d’impact sur la prévention des chutes. Elle ne coûte rien, est accessible à tous et peut se pratiquer presque partout. Un argument supplémentaire pour s’y mettre !