Pourquoi la « Mobilité Verte » ?

En octobre 2013, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la pollution de l’air extérieur comme cancérogène pour l’homme. Les polluants atmosphériques, et en particulier les particules, représentent un enjeu sanitaire majeur car elles sont toxiques pour l’Homme mais aussi pour nos écosystèmes.

Au 1er janvier 2014, la Commission européenne a poursuivi la France pour non-respect des valeurs limites et non-mise en place de plan d’action dans 11 zones.

Agir sur la mobilité est aussi un plan d’action environnemental

Le secteur des transports, routiers à 81,4%, est fortement responsable de l’accroissement de la consommation d’énergie en France. Entre 1970 et 2012, on observe un accroissement de 115,7 % sur la période (+ 1,76 % par an en moyenne).

Les transports sont les premiers émetteurs de CO2 en France (35%) et (en 2011) de 56% des émissions de dioxyde de carbone.

Il émet des polluants et des gaz à effet de serre (réchauffement climatique). Il pollue l’atmosphère, diminue la couche d’ozone, et est responsable en partie des pluies acides sur nos sols et végétaux.

Aujourd’hui, les voitures particulières assurent 83 % des trafics de voyageurs, contre 9 % pour le ferroviaire et 5 % pour les bus. Laissons la voiture garée, munissons-nous de notre podomètre D-marche et soyons éco-responsables !

Quelques autres enjeux associés à la mobilité

Un enjeu social et de qualité de vie. La croissance de la demande de transport, tirée par l’étalement urbain a conduit à une situation de dépendance vis-à-vis de l’automobile, encore plus forte dans les territoires peu ou mal desservis par des transports publics. Elle est souvent associée à un accroissement du stress et à une dégradation de la qualité de vie.

Répondre à cet enjeu implique de modifier durablement les comportements, d’utiliser plus massivement de nouveaux systèmes ou de nouvelles solutions de mobilité, en particulier la mobilité verte telle que la marche.

Un enjeu territorial et écologique. L’objectif de développement durable de la ville est de répondre de façon cohérente à différentes finalités : la lutte contre l’étalement urbain, la préservation de la biodiversité et des espaces naturels, la sauvegarde des milieux et des ressources, la lutte contre les nuisances telles que le bruit…

Voici un exemple d’initiative pour limiter l’impact carbone au cours de nos déplacements :

Les Carapattes et Caracycles

« Car à pattes » ou pédibus, voici comment s’appelle l’opération de ramassage scolaire dont bénéficient aujourd’hui 350 communes françaises. D’un principe écologique, ludique et gratuit, il permet d’accompagner les enfants à pied à l’école et vise à dissuader les parents d’avoir recours à leur voiture pour conduire les enfants en classe.
Comment ça marche ? Des parents volontaires (et pourquoi pas des personnes âgées ?) encadrent des enfants pour les mener à leur école, tout en respectant les principes de sécurité.
Dans les années à venir, l’objectif est de réduire les volumes de trafic et de favoriser un report des trafics routiers vers le mode ferroviaire, fluvial ; le transport collectif et transport vert (la marche et le vélo).

Nous pouvons dès à présent contribuer à cet objectif en nous déplaçant à pied. La façon la plus naturelle de se déplacer, c’est d’utiliser ses propres ressources et son énergie pour le faire. La marche à pied, c’est bon pour notre santé et celle de notre planète.

Article inspiré des études et texte de L’ADEME : opérateur de l’État pour accompagner la transition écologique et énergétique. Etablissement public placé sous tutelle conjointe du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche